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Mon enfant fume

Mon enfant fume – quelle attitude adopter ?  Ne soyez pas indifférent à la consommation de tabac de votre enfant. Un adolescent doit sentir que ses parents ne ferment pas les yeux et s'inquiètent pour son avenir. Pour autant, ne manifestez pas d'inquiétude démesurée ou ne tombez pas dans une diabolisation excessive de la cigarette. En effet, ces réactions risquent de vous décrédibiliser. Parler avec lui du tabac de manière générale, de sa consommation, mais également de ce qu'il vit au quotidien, et ce avec calme, sans hausser le ton. Le laisser s'exprimer est important, il doit savoir qu'il peut se confier à vous. Maintenez l'interdiction de fumer au sein de la maison mais tout en expliquant à votre enfant les raisons. Cet interdit permet de limiter les occasions de fumer, retarde la dépendance et peut encourager votre enfant à arrêter. N'essayez pas de le contraindre. En effet, priver de force un adolescent risque d'entraîner l'effet inverse à celui recherché. Calculez avec lui ce qu'il dépense en cigarettes et réfléchissez avec lui à ce qu'il pourrait s'offrir avec cette somme s'il arrêtait de fumer. Cela peut devenir un défi ! Abordez ensemble la question de dépendance. En effet, la plupart des adolescents pensent maîtriser leur consommation et n'ont pas conscience que la dépendance au tabac qu'elle soit physique, comportementale ou psychologique peut s'installer très rapidement. Si vous êtes vous-même fumeur, vous pouvez partager avec votre enfant les inconvénients du tabac et vos éventuelles tentatives d'arrêt. Voici quelques arguments auxquels vous serez confronté lors de votre discussion avec lui et comment vous pourrez y répondre :

Tous mes amis fument.
La tendance actuelle est d'être non-fumeur. La grande majorité des jeunes sont non-fumeurs. Demandez à votre enfant de compter le nombre de jeunes dans son entourage qui fument vraiment.  
Je ne fume que très peu – cela n'est pas dangereux.
Chaque cigarette/shisha est nuisible. Le tabagisme sans risque n'existe pas. Les études montrent que le nombre d'années pendant lesquelles on fume a une plus grande incidence sur la santé que la quantité de cigarettes fumées.
Fumer m'aide à me détendre.
Fumer stresse le corps. Le pouls et la fréquence respiratoire augmentent. Le fumeur ne s'en rend pas compte car quand il inhale la première bouffée de cigarette, les symptômes dus au manque de nicotine disparaissent. La disparition des symptômes de manque crée un sentiment de détente qui n'est qu'une illusion.
Je peux m'arrêter quand je veux, à tout moment.
Cette idée est généralement fausse. La dépendance à la nicotine s'installe en quelques semaines et beaucoup de fumeurs ont du mal à s'en débarasser.

Votre enfant ne parvient pas à arrêter seul  N'hésitez pas à lui proposer de venir à une consultation de tabacologie à la Fondation Cancer. Un tabacologue pourra l'aider à analyser sa dépendance et à trouver des stratégies pour résister au tabac. Pour les jeunes fumeurs fortement dépendants, certains substituts nicotiniques peuvent être administrés dès l'âge de 15 ans.

POUR VOUS, AVEC VOUS, GRÂCE À VOUS.

 

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